petite pêche sur le Rhône


Petit pêche sur le Rhône

Me voilà parti début maipour un petit 48 heures sur le Rhône.

Arrivé sur le poste, leniveau d’eau est parfait, l’eau bien limpide et il pleuviote légèrement. Commela nuit ne va pas tarder à tomber, je m’empresse de monter mes lignes lorsqu’unbruit familier me fait tourner la tête. Plaouf, Ca s’annonce plutôt bien. Je pars alorsposer mes repères lorsqu’un deuxième saut, toujours sur la zone, en limite decourant se produit. Les poissons semblent rassemblés juste devant moi. Quedemande le peuple. J’amorce alors une large bande avec environ 5 litre de mais, de 15 mètres à 30 mètres du bord, jusqu’à la limite du courant,et vient terminer le tout avec 1 kilo cinq de billes. Mes cannes sont toutes eschées à la bouillette. L’attente peutcommencer. Les poissons continuent à se manifester, et c’est plus que confiantque je m’installe dans mon biwie, ayant du mal à trouver le sommeil tellementles sauts sont nombreux ! Et je me réveille le lendemain matin, sans unseul bip de la nuit, alors que les poissons continuent à se manifester.Put…c’est pas vrai. Dans le doute, je décide alors de remonter une canne, pourl’escher au mais. Nous avons déjà péché ce poste de par le passé, et les poissonsacceptent très bien les bouillettes. Mais sait-on jamais. Je propulse lemontage un peu plus dans le bouillon. Moins de 5 minutes plus tard, la cannedémarre. Je me dis alors que les poissons se nourrissent peut être un peu plusdans le courant. Je relance alors une canne à la bille dans le courant. Deuxheures après, je totalise 4 poissons entre 8 et 10 kilos, tout sur la canne aumais. Têtu, je décide alors de mettre en aval la canne à la bille,, mais lacanne au mais continue à produire des poissons, jusqu’à 12 kilos, alors que lescannes à la bille ne déroulent pas. En milieu d’après midi, je décide de mettreune autre canne au maïs, qui déroule elle aussi. Je continue néanmoins àrappeler à la bille, espérant voir augmenter la moyenne de poids si lespoissons se décident à rentrer sur les billes.

La nuit arrivant, jetotalise 8 poissons, et pas un à la bille…Dur dur pour ce nouveau test debilles. La deuxième nuit, j’esche mes deux cannes aval avec des tricheurs, etles deux cannes amont avec deux doubles bouillettes.

Une heure après, je ferremon premier poisson sur la canne amont, une belle commune de 12 kilos, suiviepeu après par un poisson identique, toujours à la bouillette. Cette nuit là, jetotalisais 6 poissons supplémentaires, tous au dessus de 12 kilos, avec en plusune belle commune de 14.5 kilos- Pas un sur les tricheurs, et tout sur lescannes amont, à la bille ! Pour ne pas biaiser le test, j’alternais aussiles distances. Une canne au mais courte, une canne au mais loin, une canne à labille courte, et une loin.

Que conclure de cettepêche. Les poissons ont mis du temps à accepter les bouillettes, et commencer àpécher au mais m’a permis d’une part de faire plus de touches, mais aussid’adapter les quantités d’amorçage aux quantités de poisson présents. Lamoyenne de poids capturée à la bille était bien supérieure, et le rappel avecces dernières a fini par fixer les poissons.

Mais le plus enrichissantpour moi est qu’à la pêche, rien n’est jamais gagné. Ce qui est vrai un jourpeut se révéler totalement différent deux mois plus tard. D’ou la nécessité derester ouvert