Il y a quelque temps, j’ai fait un rêve.

La gestion piscicole était devenue une priorité.
La carpe, ainsi que les autres espèces, étaient présents en quantité, dans des milieux riches, ou la reproduction naturelle avait remplacé les empoissonnements hasardeux. La grande majorité des poissons n’avait encore jamais vu une ligne. Les pécheurs n’étaient pas considérés comme appartenant à un autre âge, et la quantité de poissons rendait l’accès à toutes les pêches faciles. Croiser des bandes de jeunes canne à la main dans la rue était commun. Les captures étaient nombreuses, et il n’était pas nécessaire de passer des jours à la pêche, ou d’être un technicien hors pair pour espérer attraper un malheureux brochet. La pêche de nuit était généralisée, et les carpistes n’étaient pas parqués comme des bêtes sur des secteurs microscopiques, à pêcher des poissons nourris aux appâts, et à considérer cela comme une faveur. Ces mêmes carpistes ne passaient pas leur temps à se tirer dans les pattes, ou à dénigrer celui qui aurait le malheur de croire en des choses différentes, ou même de débuter la pêche.

Ce rêve, j’ai eu la chance de le vivre, aux Etats-Unis, lors d’une manche qualificative organisée par l’American Carp Society à Balwinsville dans l’état de New York. Je pense sincèrement que toute l’équipe Eboo, constituée de Fred, Numa, Med, Simon et Stéphane, a ressenti la même chose : l’impression de toucher du doigt notre idéal.

Répondre